Que se passe-t-il dans l’atelier « Entreprendre de tout son être » ?

Après le cycle qui se déploie sur 3 mois, j’ai eu envie de proposer un format d’exploration plus court et plus accessible, sur une journée, pour soutenir les personnes dans le développement d’un projet. Je suis souvent embêtée lorsqu’il s’agit de dire ce qu’il se passe dans cette journée « Entreprendre de tout son être » car c’est un processus conçu pour être expérimenté, et j’observe qu’il se raconte difficilement. Peut-être que les mieux placé·e·s pour en parler sont les personnes qui ont plongé avec moi dans une immersion en Life Art !

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Une pause… en mouvement

Cet atelier est pensé comme un temps de respiration et d’ancrage pour soi comme pour le projet qui nous anime. L’intention est de le rencontrer en profondeur, dans l’épaisseur de nos corps et à travers nos ressources créatives. Il ne s’agit plus de gérer ce projet (on maîtrise tout !) ou de le porter (on est alourdi.e), mais de se laisser toucher et de s’ouvrir au dialogue, pour être en contact avec la source de ce projet et ce qui le rend vivant pour nous.

Réfléchir avec nos corps

L’originalité de la proposition consiste à mobiliser nos perceptions, nos ressentis, nos sensations physiques. Cela peut paraître mystérieux au premier abord. « Comment ça, réfléchir avec mon corps ? » On est si peu habitués à convoquer nos sens dans une réflexion ! Ce processus invite à ralentir pour mieux sentir, à créer des ponts entre notre esprit et notre tête, en mêlant explorations sensorielles et décryptage analytique, en travaillant sur notre posture d’entrepreneur·euse, en prenant ce mot au sens propre.

Le Life Art Process en soutien

dessins life art process

J’ai eu un coup de coeur pour le Life Art Process, que j’ai découvert en 2018, dans un stage en France… à tel point que j’ai consacré ensuite un an de ma vie à étudier cette approche, en Californie. Elle mêle mouvement libre, dessin et écriture. A mes yeux, la force de cette méthode est qu’elle permet d’explorer les liens entre les médias, ce qui rend les transitions très organiques : par exemple, on peut danser un dessin, faire parler une posture, dessiner une sensation… Si vous voulez en savoir plus sur l’origine du Life Art Process, c’est par ici. Et si vous souhaitez juste voir quelques images d’une session, c’est par là.

J’ai décidé de mettre cette approche au service des projets, pour en explorer les ressorts cachés ainsi que la source précieuse, en utilisant des canaux expressifs et en donnant de la place à ce qui nous échappe : un trait de crayon spontané, des associations d’idées, un geste ou une sensation… En éclairant ce qui est la plupart du temps hors de notre conscience, n’a-t-on pas plus de chance de découvrir de nouvelles ressources, de poser un regard frais, de se sentir davantage inspiré·e, ou encore de renouveler notre motivation intime ?

Explorer un blocage, un noeud, une difficulté

L’atelier offre notamment un espace pour explorer un blocage, en l’incarnant physiquement, en lien avec les forces corporelles qui nous apparaissent contraignantes dans la situation choisie. Par exemple, est-ce que je me sens toute petite, recroquevillée, en perte d’équilibre, ultra tendue, tiraillée, dispersée, divisée, … ? Comment mon ressenti intérieur de la situation peut-il se donner à vivre et à sentir dans une posture de mon corps ? Et alors, que se passe-t-il si je fais corps avec ce blocage, entièrement, de tout mon être ? C’est là que le mouvement reprend son cours (car aucun blocage n’est soutenable sur la durée). Quelque chose se relâche ou au contraire se mobilise, puis un autre glissement apparaît, et la posture évolue peu à peu vers autre chose… Tout ce voyage contient des ressources, des possibles, qui sont ensuite décryptés un à un avec une grille de lecture précise et le soutien de témoins, ce qui invite la personne à transposer chaque mouvement dans la réalité de la situation. C’est alors que ce qui est apparu (par exemple : « faire un pas de côté », « fermer les yeux », « changer d’orientation », «  »observer au loin », « étendre le bras ») peut contenir une idée d’action nouvelle, offrir un autre regard ou proposer une stratégie différente par rapport aux comportements habituels.

La force du groupe

Les participant·e·s sont tantôt acteurs et actrices, tantôt témoins engagé·e·s ou miroirs soutenants…
Ce que je trouve particulièrement savoureux dans cette journée, c’est de sentir la densité des présences de chacun·e et d’observer la délicatesse dans les échanges, ce qui permet que les reflets, les résonances et les mises en sens apparaissent. Un témoin peut venir révéler à son partenaire un détail du dessin qui était passé inaperçu jusqu’ici… et hop, un déclic subtil opère. Là encore, quelque chose nous a échappé… et le reflet par l’autre est puissant.

Tout le monde est bienvenu !

On peut parfois croire que ce type d’atelier nécessite une certaine aisance avec son corps ou qu’il faut être créatif pour y participer. Pas du tout et j’insiste sur ce point… J’ai à cœur d’accueillir toutes les personnes qui se sentent appelé·e·s par la proposition, et même celles qui, en la lisant, sentent monter une pointe d’appréhension. Aussi celles qui sont très animées par un projet, sans pour autant se définir comme entrepreneuses. Les hommes sont également bienvenus !!!
C’est très important pour moi de poser un cadre sécurisant et soutenant tout au long de cette journée. Peut-être que vous serez à certains moments dérouté·e ou surpris·e mais c’est toujours vous qui sentirez jusqu’où vous souhaitez explorer. Et parfois, c’est aussi lorsqu’on s’aventure au-dehors de notre zone de confort que la magie se produit !

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Quelques témoignages pour finir…

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Vous êtes tenté·e par l’expérience ?